Des châteaux de plaisance de l’avant-pays aux élégantes villas balnéaires du littoral, la Côte d’Opale cultive, dès le 18ème siècle, sa vocation de terre de repos. Et elle ne s’est jamais démentie depuis !

Longues façades symétriques, frontons et toits d’ardoise… On l’ignore bien souvent, mais les châteaux de plaisance du 18ème siècle, comme ceux de Frencq, Recques-sur-Course ou Parenty, sont les illustres ancêtres de nos résidences secondaires d’aujourd’hui.

Dès cette époque, l’aristocratie choisit la Côte d’Opale pour se mettre au vert et y faire construire de vastes demeures, à l’écart de la ville.

Au 19e siècle, cette mode s’amplifie, et les petits châteaux se multiplient dans la campagne. On en trouve également dans le Haut-Pays, les 7 Vallées Ternois, et même sur le littoral, à Camiers ou Merlimont. Leur architecture s’inspire du passé. Par exemple, on notera le néo-classicisme du château de Monthuys à La Caloterie, ou le style résolument néo-gothique du Fief d’Hérambault de Montcavrel. Un héritage exceptionnel, encore visible au détour de quelque route de campagne… mais bien souvent privé.

Vous aimerez…

nos suggestions

La fantaisie des villas balnéaires

Dans la seconde moitié du 19ème siècle, l’arrivée du chemin de fer accompagne la naissance des stations balnéaires. Les premiers “chalets” font alors leur apparition.

Ces modestes résidences de bois cèdent vite la place à d’élégantes villas, dès le début du 20ème siècle. Influences anglaises, normandes, médiévales ou Art Déco… toutes les fantaisies sont permises, et les architectes s’en donnent à coeur joie ! C’est notamment le cas d’Horace Pouillet au Touquet. Sa villa Tata Ice en forme de visage, édifiée en 1926 et mêlant Art Déco et influences cubistes, est une curiosité dans le paysage de la station.

Diversité, éclectisme et créativité… Entre littoral et campagne, les résidences secondaires constituent un pan entier du patrimoine de la Côte d’Opale. En résumé : une invitation à la parcourir autrement, le nez en l’air.